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28-06-2013 | billets

Cette France séduite par le discours maurrassien du FN

D'une manière générale, la France n'aime pas l'économie de marché. Ce qui tend à l'éloigner de l'Europe telle qu'elle se construit, telle qu'elle se négocie, et lui fait préférer le repli dans l'illusion d'une Europe française. Il est une France « populaire et de la terre » qui se méfie du monde qui change, du monde futur qui vient d'ailleurs et la remet en cause. Cette France est sourde à cet avenir qu'elle ne maîtrise pas, le bruit du futur et la fureur du monde l'inquiètent.

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18-06-2013 | billets

François Hollande s'égare sur un plateau de M6

François Hollande, j'ai voté pour lui, en 2012. Que ce soit bien clair : s'il se représente en 2017, je voterai à nouveau pour lui. Après le désastre du congrès de Reims, François Hollande a sillonné la France, égrenant ici et là ses idées, construisant peu à peu son projet pour la France. A cette époque, alors que tout le monde pariait sur DSK parce que les sondages disaient que seul lui pouvait battre Nicolas Sarkozy, lui, prenait le temps d'expliquer sa vision de la France. J'ai pu assister à certaines de ses réunions, studieuses, denses, riches... il y évoquait la justice, l'Histoire de la France, la République, la gravité de la crise, ses effets dévastateurs, dressait le parallèle avec le Conseil National de la Résistance, suggérait qu'il y avait une opportunité à saisir, un pacte national à passer avec les Français, pour réarmer notre industrie. Il parlait du rêve français, de la jeunesse...

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14-06-2013 | billets

L'économique est une question morale

La chute du mur de Berlin n'a pas mis fin à l'Histoire, pas plus qu'elle n'a pas permis d'écrire une synthèse politique: elle a ouvert la voie à la mondialisation et, paradoxalement, un abandon de réflexion politique globale au profit à de revendications et des combats segmentés, fragmentés, morcelés, fondés sur des fragments identitaires ou l'appartenance à des groupes d'intérêt : identités sociales, défense des sans-papiers, obédiences diverses, lutte contre les OGM, contre la précarité du logement, appartenances ethniques, valorisation d'autres critères identitaires, etc. L'écologie, malgré son potentiel politique pour repenser la Cité grâce au développement durable, a pour champ d'expression l'Europe, et a été plus ou moins pleinement reprise dans les projets des autres partis.

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07-06-2013 | billets

Mettre en pièces l'extrême droite

L'analyse des victoires l'extrême droite dans les pays de l'Union européenne et en l'occurrence en France, a fait la part belle aux changements de la société. Les partis politiques classiques ne seraient pas parvenus à répondre aux besoins de leurs électorats, abandonnant même certains d'entre eux, comme les ouvriers. Des vides politiques dans lesquels se seraient engouffrés de nouveaux mouvements sociaux, notamment d'extrême droite. Certes. Mais ce serait renvoyer les partis d'extrême droite à une passivité qui n'est pas dans leurs habitudes. Eux aussi ont pris des initiatives, et leur envie de conquête a renforcé leur socle politique. Certains partis d'extrême droite ont su s'organiser et saisir les opportunités qui se présentaient, de se loger dans les niches politiques que les paris traditionnels tendaient à oublier, comme l'immigration, les questions liées à l'intégration européenne.

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29-05-2013 | billets

Quel pouvoir reste-t-il à l'Etat ?

 Non, jeunes lycéens impatients, je n'ai pas trouvé le sujet du bac de philo 2013... mais lisez quand même et participez au débat ! Je propose de réfléchir à un sujet qui me préoccupe depuis plusieurs années : la compétence de l'Etat. Cette réflexion a été pour moi ravivées lectures ce sont d'une part ce petit texte très frais relayé sur le blog de Gérard Filoche, «Bravo le Medef !», d'autre part le poétique bréviaire de néolibéralisme d'inspiration germano-luxembourgeoise publié par la Commission européenne aujourd'hui sur les «Recommandations à la France». Oui, je suis adepte du grand écart mais à ma manière difficile à suivre, je parle du même sujet que l'ami Charles : quelle vision nous reste-t-il de l'Etat en ces temps de crise et de lectures germaniques ?

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29-05-2013 | billets

Folie financière : nous étions consentants

 On peut considérer avec le Président François Hollande que, si la crise économique et sociale bat son plein, la crise financière, elle, est derrière nous. Mais l'effet politique de cette crise financière est sans doute d'avoir modifié pour longtemps la vision qu'ont les citoyens de notre monde, qu'ont les Français de leur Etat. Quelles leçons peut-on tirer de cette crise ?

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28-05-2013 | billets

Il faut supprimer le mot race de notre Constitution

Le mot « race » peut-il disparaître de nos textes juridiques ? Ce terme a tant servi les idéologies les plus meurtrières, à commencer par celle de Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882), pour qui il y avait sur terre trois grandes races primitives : la noire, la blanche et la jaune. Selon la thèse de ce père parmi d'autres du racisme, les races n'étaient pas inégales en valeur absolue mais dotées d'aptitudes particulières. Surtout, pour lui, le métissage conduirait à la dégénérescence de la population humaine. Le terme de « race » a été ensuite utilisé au XIXème siècle pour distinguer des groupes humains en fonction de critères arbitraires : religion, nationalité, couleur de la peau, origine géographique... Ces théories ont servie de fondement scientifique à des idéologies conduisant à la mort de millions de personnes. Ces termes sont encore souvent mobilisés par des politiques prônant des idéologies racistes.

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