FH

13-10-2018

Parti socialiste : laissons partir ceux qui ne veulent rien entendre et allons écouter les Français

 Le Parti socialiste quitte le 10 rue de Solférino, hôtel particulier luxueux où François Mitterrand avait installé le parti qu'il venait de conquérir.

C'est le moment choisi par quelques éléphants pour annoncer avec autant de fracas qu'un verre d'eau qui se brise au sol qu'ils quittent le parti. Et alors? Qu'ils s'en aillent.


Leur motif? Le parti n'a pas tiré les leçons du quinquennat de François Hollande. Qu'ils s'en aillent.

Et ceux qui regrettent que le peuple n'ait pas compris les bienfaits du quinquennat? Qu'ils s'en aillent.

lire la suite 2 commentaires

10-10-2018

Le jeu du premier ministre

« Macron n'a plus personne, il est à poil » déclare courageusement un ministre anonyme au sujet de ce remaniement qui a mis un temps interminable à se dénouer. Et si c'était le cas, si le président commençait à manquer de vivier politique...? On ne peut pas former un gouvernement uniquement de technos, non? Si?

Les yeux rivés sur les élections européennes, une échéance qui pourrait lui permettre de se « refaire » un peu, le président doit aussi avoir un oeil sur son premier ministre.

lire la suite 3 commentaires

07-10-2018

La syntaxe macronienne au service du clivage politique « nouveau vs ancien » mondes

La syntaxe du président peut surprendre. Décalée, vieillotte, vulgaire, elle laisse à penser qu'elle est en petite partie sincère. Elle semble pourtant calculée, ciblée.


Rappelez-vous le film sur le pouvoir à l'Elysée sous François Hollande. Une caméra se promène il va de soi librement dans les couloirs du palais, tombe inopinément sur une réunion de travail entre le président, le ministre de l'économie et le secrétaire générale adjoint... après un point technique du ministre dans un vocabulaire très policé en réponse à une question en velour du président, le conseiller reprend « les marchés achètent à mort du [titre] français »... déjà calculé ?

lire la suite

06-10-2018

Montée des populismes: le débat est-il verrouillé pour 2022?

Le mini-remaniement gouvernemental prend de plus en plus la forme d'un remaniement profondeur. Comme lors du quinquennat précédent, le second souffle était prévu après les européennes... mais la politique a de nouvelles règles que les élus ne saisissent pas et précipitent leurs décisions.


Le peuple, les peuples se sentent dépossédés, et veulent s'asseoir à nouveau à la table des décisions.

lire la suite 1 commentaire

24-08-2018

Le travail dominical et le numérique

Alors que la majorité veut relancer le débat sur le travail dominical, faisant surgir ici et là des arguments en faveur (au nom de la liberté individuelle) ou contre (défense des acquis sociaux), il y a fort à penser que le sujet soit ailleurs.

"Pour ou contre l'ouverture dominicale des hypermarchés" est-il encore un débat d'actualité alors que les GAFA bouleversent déjà les usages d'achat, ne serait-ce qu'en abaissant les prix (coût de stockage plus faible...puisqu'ils ne stockent rien) et sont ouverts, eux, 24H/24 7J/7 dans le monde entier?


Travail dominical ou pas, les métiers de la distribution vont évoluer, ou plutôt, vont disparaître pour la plupart...

lire la suite 3 commentaires

24-08-2018

La liberté individuelle, cheval de Troie de la privatisation de l'Etat providence

La justice sociale est née avec l'idée de cohésion sociale, ou comment s'assurer que chaque individu adhère au projet collectif et donc comment stabiliser le cadre social. Laisser le capital se concentrer entre les mains de quelques uns est non seulement injuste mais aussi dangereux pour la Cité. Tôt ou tard, ceux qui ont trop peu demanderont que la richesse soit redistribuée. Plus ou moins violemment. 


Autrement dit, il n'y a ni paix durable ni cohésion sociale sociale sans justice sociale. Et là où se trouve la pauvreté réside le risque de révolte et de guerre. La pauvreté de quelques uns est en soi une menace pour la prospérité de tous les autres. Le bon dosage entre administration publique et marché, entre liberté d'entreprendre et cadre social stable via la redistribution partielle de cette richesse, sont le fondement commun de toute politique d'une nation démocratique. 

Le projet libéral ou néo-libéral conteste cet équilibre.

lire la suite 4 commentaires

09-08-2018

Elections européennes: le Brexit permet enfin de parler d'Europe politique

Le Brexit comporte bien des inconvénients, marchands, notamment, pour le Royaume-Uni comme pour le continent européen. Mais il permet aussi de faire sauter le verrou britannique sur LA question qui motivait depuis l'apres la création des communautés puis de l'Union européenne: voulons-nous fonder une entité politique, oui ou non?


L'Europe, à ce jour, n'est pas une entité politique. Loin s'en faut. Elle n'a quasiment pas d'existence internationale, ni militaire ni diplomatique. Elle existe à peine en matière financière. L'Europe ne passionne plus, pour ne pas dire qu'elle nous précipite dans les bras de Morphée. Et à force de ne rien dire, de rien oser, elle ne développe aucune vision stratégique.

lire la suite soyez le premier à commenter

09-08-2018

L'économie

L'économie ne fait pas un pays.

C'est toujours le pays qui fait son économie.


lire la suite soyez le premier à commenter

© 2010-2018 - François Hada